1.632 médecins de trop en 2017

de | 13 octobre 2015

La Belgique forme trop de médecins, 1.632 médecins de trop en 2017, beaucoup resteront sur le carreau pourtant le pays manque de généralistes.

1.632 medecins de trop en 2017

1.632 medecins de trop en 2017

Plus de mille cent nouveaux médecins potentiellement sans boulot en Fédération Wallonie-Bruxelles. Plus de 500 en Flandre. Total précis : 1.632.

C’est, d’ici à 2017, le nombre de jeunes qui devraient sortir diplômés des facs de médecine et qui, si rien ne change, ne seront pas autorisés à exercer leur profession sur le terrain.

Au mieux, ils pourront intégrer une administration ou un service de médecins-conseil. Au pire, ils iront grossir les files du chômage.

Le chiffre ne sort pas d’un caucus d’étudiants navrés d’étudier durement pour si peu, il apparaît dans le très officiel rapport annuel de la Commission de la Planification de l’offre médicale.

Un rapport jusqu’à présent confidentiel que Le Soir s’est procuré. Edité par la Direction générale soins de santé du SPF Santé publique, il est intéressant à plus d’un titre.
D’une part, il met en lumière la capacité de la Fédération Wallonie-Bruxelles à produire des médecins en dépit des quotas d’agrément fixés par le ministère.

D’autre part, il met le doigt sur le peu d’enthousiasme des jeunes pour une carrière de médecin généraliste.

Le contingentement des médecins ne date pas d’hier. Dès 1997, un arrêté royal a limité l’attribution des nouveaux titres, puis au rythme de multiples aménagements du texte on a limité l’accès à la formation (en fait, au stage des étudiants pour devenir médecin spécialiste ou généraliste).

Ces dernières années pourtant, certains quotas sont devenus des seuils minimums à atteindre dans quelques spécialités en pénurie (psychiatres infanto-juvéniles, médecine aiguë, médecine d’urgence et médecine généraliste).

Cette règle s’inspire d’une conviction en vogue surtout au nord du pays : c’est l’offre qui dicte la demande en soins, donc c’est en régulant le nombre de médecins qu’on contrôlera les dépenses de santé publique.

Sur le terrain pourtant, Flamands et francophones n’ont pas vraiment appliqué le contingentement de la même manière : au Nord, un examen d’entrée permet de limiter dès le départ le nombre de médecins diplômés, au Sud on a testé divers mécanismes.
Environ 3.000 jeunes sont aujourd’hui en première médecine. A peine 15 % pourront décrocher, au final, un numéro Inami.

Source : http://www.lesoir.be/

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