Caterpillar Gosselies, restructuration globale annoncée

de | 3 septembre 2016

Caterpillar Gosselies, restructuration globale annoncée. Lors d’une conférence de presse, Mark Thompson a évoqué les raisons pour lesquelles ils ont choisi de fermer le site de Gosselies.

Caterpillar Gosselies restructuration globale annoncée

Caterpillar Gosselies restructuration globale annoncée

  • La taille du site et les coûts que cela engendre
  • Le niveau de surcapacité du site
  • Caterpillar est capable de produire ailleurs à moindre coût et avec moins d’investissement

Mark Thompson a rappelé que le chiffre d’affaires est en baisse ces dernières années : 66 milliards de dollars en 2012, contre 40 milliards de dollars en 2016.

La décision de fermer le site belge fait donc suite à la restructuration globale et au plan de réduction de coûts, annoncés il y a un an. La direction avait alors déclaré qu’elle supprimerait 10.000 emplois d’ici 2018.

« Nous sommes contraints de prendre des mesures pour réduire la capacité de production et supprimer les coûts de fonctionnement afin de nous adapter à une demande en recul.
Si l’intention devait se confirmer, nous soutiendrons la direction locale afin d’atténuer l’impact social pour notre personnel, leur famille et les communautés au sein desquelles nous opérons », dit Tom Pellette, Group Président, responsable pour le segment Construction Industries de Caterpillar Inc.

1.400 emplois supprimés en 2013

En février 2013, la direction de Caterpillar avait annoncé la suppression de 1.400 emplois sur 3.700 afin de diminuer les coûts.
Elle avait été suivie par une nouvelle organisation du travail afin d’obtenir davantage de flexibilité, le tout accompagné par des investissements de la part de la maison mère américaine afin d’en moderniser les lignes de production.

Aujourd’hui, l’entreprise envisage d’allouer les volumes produits dans l’usine de Gosselies, en Belgique, à d’autres centres de production, notamment à Grenoble en France.
Le groupe envisage également d’allouer la production de composants à des fournisseurs externes et à d’autres sites de Caterpillar et de consolider ses services de support vers d’autres sites.

La direction belge était au courant de la fermeture depuis 7 jours

Un conseil d’entreprise extraordinaire a été convoqué ce vendredi matin à 8h30 chez Caterpillar à Gosselies. Les travailleurs du groupe s’attendaient à une mauvaise nouvelle.
Celle-ci est tombée en début de matinée. La direction de Caterpillar a pris la décision de fermer complètement le site de Gosselies où travaillent quelque 2200 personnes.

Au courant depuis une semaine

Au cours d’une conférence de presse, Mark Thompson, le directeur financier de Caterpillar, a reconnu que les responsables de l’entreprise à Gosselies avaient été informés de la volonté du groupe de fermer le site il y a une semaine.

Vendredi matin, après le conseil d’entreprise extraordinaire, plusieurs responsables syndicaux ont pointé le discours rassurant que les responsables carolos du groupe avaient tenu jeudi dernier.

A aucun moment, il n’avait été question selon eux d’une fermeture du site.

Quand Mark Thompson parle d’une semaine, il veut très précisément dire sept jours, a précisé Eric De Leye, un des porte-paroles de Caterpillar.
Ce qui justifie, selon lui, que les responsables carolos n’étaient pas au courant de l’annonce de la fermeture jeudi dernier lorsqu’ils ont rencontré les responsables syndicaux.

Plus de 5000 emplois perdus

Selon le Comité de développement stratégique Charleroi Sud-Hainaut, qui a tenu une réunion d’urgence, il faut également prendre en compte les nombreux sous-traitants de l’entreprise, des « dégâts collatéraux » qui doivent porter le nombre d’emplois perdus à plus de 5000.

L’Union des Classes Moyennes (UCM) parle, elle, « en première analyse, d’au moins 6000 emplois sont directement menacés ».
La fédération technologique Agoria revoit cette estimation à la baisse et parle plutôt de 3600 emplois directs et indirects menacés.

Les activités de distribution de Caterpillar à Grimbergen et Zeebruges ne sont, elles, pas concernées par ce plan de licenciement.

Cathy Verhaeghen, déléguée principale Setca, a expliqué que l’usine fonctionnera jusqu’en avril 2017. « C’est ce qu’ils espèrent, mais ce ne sera pas facile.
Il va y avoir de la colère, difficile à gérer, pendant que nous allons négocier pour tenter d’obtenir les meilleures conditions possibles pour ceux qui devront partir. »

Sources: rtbf.be & lesoir.be

Partenaire V.I.P
LE SouHk . monmyelome.be . Une ballade littéraire mêlée à une balade photographique

bpco-info tous sur l'asthme et la bpco

BPCO-FORUM

.

(Visited 50 times, 1 visits today)